Anti-moustique : traiter les larves avant de courir après les adultes

Un moustique adulte vit quelques semaines ; une femelle pond plusieurs centaines d’œufs dans n’importe quelle eau stagnante, y compris une soucoupe oubliée. Tant que les gîtes de ponte sont là, vous écopez. C’est la raison pour laquelle les appareils déçoivent presque toujours : ils traitent la conséquence.

Comment un moustique vous trouve

La séquence est toujours la même, et la lumière n’y figure pas. La femelle détecte d’abord le dioxyde de carbone que vous expirez, à plusieurs dizaines de mètres. Elle remonte ensuite le panache jusqu’à percevoir les composés de votre peau, notamment l’acide lactique. Sur les derniers centimètres, elle se guide à la chaleur et à l’humidité.

Tout appareil qui prétend attraper des moustiques sans reproduire au moins l’un de ces signaux travaille sur autre chose. C’est ce qui explique qu’une lampe ultraviolette grésille toute la soirée pendant que vous vous faites piquer.

Les gîtes de ponte que tout le monde oublie

Une femelle n’a pas besoin d’une mare. Un fond de soucoupe sous un pot, un seau oublié, une bâche qui fait une poche, une gouttière bouchée, un pied de parasol creux, un jouet d’enfant : quelques centimètres cubes d’eau immobile suffisent.

Le moustique tigre, en particulier, ne s’éloigne guère de son lieu de naissance. Si vous vous faites piquer chez vous, les gîtes sont chez vous ou chez le voisin immédiat. Faire le tour du jardin une fois par semaine en saison, et retourner tout ce qui peut retenir l’eau, fait plus que n’importe quel achat.

Ce qui protège vraiment la nuit

La moustiquaire, et de loin. Posée à la fenêtre de la chambre, elle coûte une quinzaine d’euros, ne consomme rien, ne s’épuise pas et fonctionne toutes les nuits sans que vous y pensiez. Aucun appareil électrique ne rivalise sur ce terrain.

Pour les pièces où la pose est impossible, le ventilateur reste un allié sous-estimé : le moustique vole mal dans un courant d’air et peine à se poser sur une peau ventilée.

Par où commencer

Faites d’abord le tour des eaux stagnantes, puis traitez celles que vous ne pouvez pas vider avec un larvicide biologique. Ce n’est qu’ensuite, si la gêne persiste, qu’un piège à attractif se justifie.

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