Rat et souris ne se piègent pas de la même façon, et confondre les deux fait rater la plupart des tentatives. La souris est curieuse : elle ira renifler un piège posé le soir même. Le rat est méfiant de tout ce qui est nouveau dans son environnement, et demande plusieurs jours d’approche.
Chaque solution, et ce qu’elle vaut
Quatre approches, dont une qui revient dans tous les rayons sans avoir jamais fait ses preuves.
- Piège à sourisTapette, boîte, électrique : le comparatif, le bon appât, et le placement qui décide de tout.Souris, résultat immédiat
- Raticide professionnelBloc, pâte ou grain selon l’humidité du lieu. Efficace, mais à manier avec méthode quand il y a des animaux.Rats, infestation installée
- Piège à rat électriquePropre, sans poison, sans manipulation de l’animal. Il faut accepter le prix et penser aux piles.Intérieur, sans poison
- Ultrasons anti-rongeursTrès vendus, et les rongeurs s’y habituent en quelques jours. Ce que montrent les essais.Quelle efficacité ?
- Mangeoire à poules anti-ratLe poulailler est le premier garde-manger des rats. Une mangeoire à pédale coupe la source.Poulailler
Rat ou souris : les trois signes qui tranchent
Les crottes d’abord. Celles de la souris mesurent trois à six millimètres, elles sont fines et pointues, et on en trouve beaucoup, dispersées. Celles du rat font quinze à vingt millimètres, elles sont épaisses, groupées, et laissées le long des parcours.
Le bruit ensuite : une souris trottine, un rat fait un bruit sourd de déplacement, souvent dans les cloisons ou sous le plancher. Les dégâts enfin : une souris ronge des emballages et des câbles fins, un rat s’attaque au bois, au plastique dur et parfois aux gaines électriques.
Ce qui fait échouer un piégeage
Presque toujours le placement. Un rongeur ne traverse pas une pièce à découvert : il longe les murs, guidé par ses vibrisses, et passe et repasse par les mêmes trajets. Un piège au milieu du sol, même parfaitement appâté, ne prendra rien.
Vient ensuite le nombre. Deux pièges pour une famille de souris, c’est écoper pendant qu’elle se reproduit. Il en faut six à douze, posés d’un coup sur les parcours repérés grâce aux crottes.
Pour le rat, ajoutez la méfiance : laissez le piège non armé, appâté, pendant deux à trois jours. Il s’habitue, revient, et c’est seulement là qu’on l’arme.
Le seul traitement qui dure : fermer les accès
Une souris passe par une ouverture de six millimètres, un rat par deux centimètres. Tant que le passage de tuyau sous l’évier, le bas de la porte de garage ou la grille d’aération cassée restent ouverts, vous piégerez indéfiniment de nouveaux arrivants.
La laine d’acier enfoncée dans les orifices règle la question : les rongeurs ne peuvent pas la ronger. Complétez avec une grille métallique sur les aérations et un bas de porte en aluminium, et le problème cesse de revenir chaque automne.
Ce qu’il faut avoir sous la main
De quoi piéger en nombre, de quoi traiter une infestation installée, et un dispositif sans poison pour l’intérieur.
Identifiez d’abord l’animal grâce aux crottes. Pour une souris, posez directement plusieurs pièges le long des murs. Pour un rat, laissez les dispositifs non armés deux jours avant de les activer, et pensez à fermer les accès dans la foulée, sans quoi tout recommencera.
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