Anti-fourmis : viser la fourmilière, pas la file

Les fourmis que vous voyez sur le plan de travail sont une poignée d’ouvrières sur une colonie qui en compte des milliers. Les tuer ne change rien, et c’est exactement ce que fait un spray. Le produit utile est celui qu’elles rapportent elles-mêmes à la fourmilière.

Ce qui annule un traitement au gel

Trois gestes, tous faits avec les meilleures intentions. Nettoyer la piste avant de poser l’appât : le sillage chimique laissé par les ouvrières est précisément ce qui guide les suivantes jusqu’au gel. Un coup de vinaigre efface la piste et vous oblige à recommencer.

Écraser les fourmis qui vont et viennent autour du dépôt : chacune est un livreur qui travaille pour vous. Et laisser d’autres sources de nourriture accessibles : le gel doit être l’option la plus intéressante de la pièce, pas la deuxième.

Faut-il traiter les fourmis du jardin ?

Rarement. Une fourmilière dans une pelouse n’abîme rien : les fourmis aèrent le sol, dispersent des graines et consomment quantité de larves d’insectes. Le désagrément est esthétique, et il disparaît avec une tonte.

Le vrai grief du jardinier est indirect. Les fourmis élèvent les pucerons comme un troupeau, les déplacent sur les jeunes pousses et les défendent contre les coccinelles pour récolter leur miellat. C’est le puceron qu’il faut traiter : les fourmis suivront le garde-manger ailleurs.

Par où commencer

Repérez la file, remontez-la jusqu’au point d’entrée, et posez le gel le long de ce trajet en petites gouttes. Ne nettoyez rien avant, n’écrasez personne, et attendez une à deux semaines.

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