Renard qui se lèche les babines devant un poulailler

Comment reconnaître une attaque de renard ?

Les renards se nourrissent essentiellement de petits mammifères comme les campagnols ainsi que de végétaux, mais il n’est pas rare que le renard soit attiré par un poulailler. Alléchantes petites poules pour le renard !

Encore faut-il, lorsque l’on constate une attaque sur ses poules, être en capacité de reconnaître si un renard est bien le coupable. Il peut en effet aussi s’agir d’autres prédateurs (notamment les fouines). Zoom aujourd’hui sur les signes qui peuvent vous faire permettre d’identifier une attaque de renard.

Attaque de renard : les signes qui ne trompent pas

Généralement, le renard laisse relativement peu de traces et pour cause : il emporte souvent la poule dans sa gueule ! Vous retrouverez alors les stigmates de la lutte : plumes au sol, autres poules blessées ou tuées… Notez que le renard est aussi amené à manger directement la ou les poules sur place, surtout lorsqu’il s’estime en sûreté. Il lui arrive aussi, parfois, de tuer un ou plusieurs coqs sans forcément les manger.

Le renard, à la différence de la fouine, ne s’attaque généralement pas à toutes les poules : il choisit indifféremment une à trois victimes avant de les emporter ou de les manger. La fouine, elle, peut s’exciter si les autres poules s’agitent lors de l’attaque, et tuer de nombreuses gallinacées sans pour autant les emporter ni les dévorer.

Autre comportement propre au renard : il arrive qu’il emporte une poule et l’enterre sur son territoire, avant de revenir tout simplement pour… prendre une autre poule ! Il faut donc réagir assez rapidement à une attaque de renard, sans quoi celui-ci va revenir dans votre poulailler comme on va au supermarché… Le renard aime faire des stocks, en bon prédateur prévenant qu’il est !

Des attaques de nuit et parfois… en couple !

Comme la plupart des prédateurs des poules, le renard opère la nuit : il jouit en effet d’une bonne vue dans le noir et d’une très bonne ouïe pour localiser ses proies. Il est très discret et sait faire taire ses glapissements aïgus reconnaissables, qu’il émet surtout lorsqu’il se sent en danger.

Renard à l'affût d'une proie

Autre particularité du renard : certains opèrent en groupe et même parfois… en couple ! Il n’est pas rare, en effet, de découvrir deux renards en pleine attaque : il s’agit en fait de couples qui opèrent ensemble pour emporter davantage de nourriture et bien sûr pour donner de la nourriture à leurs petits.

Pour être certain que c’est bien un renard ou un couple de renards qui rôde(nt) autour de votre poulailler, la solution idéale est d’utiliser une caméra de chasse. Celle-ci se déclenchera si elle détecte un mouvement, de jour comme de nuit, capturant des clichés qui vous permettront d’identifier l’éventuel intrus… !

Comment protéger les poules d’une attaque de renard ?

Le renard n’a aucune difficulté à sauter des clôtures jusqu’à 1,5 m ni à creuser pour passer sous le poulailler et accéder aux gallinacées. Prudence, donc ! Enterrer le grillage assez profondément (40 à 50 cm), utiliser des clôtures suffisamment hautes et ajouter des dalles le long du grillage pour éviter que le renard prédateur ne puisse creuser sont des points essentiels. Il est en effet beaucoup plus indiqué de protéger vos poules plutôt que de traquer le renard !

Autre conseil de taille : enfermez vos poules la nuit, ce qui évitera tout à la fois d’attirer le renard (odeurs, agitation…) mais aussi de prévenir toute attaque de renard. Malgré son côté rusé et très organisé, on n’a pour l’instant jamais vu un renard parvenir à ouvrir une porte fermée ou à soulever une porte guillotine… ouf !

Peut-on capturer ou piéger un renard ? Ce que dit la loi

Selon la réglementation relative aux espèces animales non domestiques susceptibles d’occasionner des dommages, le renard est un animal appartenant au groupe II, c’est-à-dire la petite faune qui peut provoquer des dommages. Il n’est pas dans le groupe I, qui correspond réellement au groupe des nuisibles, c’est-à-dire les animaux et insectes qui, en raison de leur caractère envahissant, peut directement porter dommage à la flore comme à la faune.

Cependant, chaque département fixe sa propre catégorisation des nuisibles en fonction des populations des animaux sauvages. Vous devez donc vérifier auprès de votre préfecture si le renard est considéré comme nuisible ou non.

Dans tous les cas, que le renard soit un nuisible du groupe I ou un simple animal surveillé du groupe II, notez bien que :

  • L’emploi de produit toxique pour l’empoisonner est strictement interdit ;
  • L’utilisation de pièges non homologués ou de pièges à feu est également interdit ;
  • L’enfumage des terriers de renard est également interdit depuis 2015 ;

Cependant, d’autres solutions légales existent pour se piéger les renards :

  1. Les pièges homologués sont ceux qui permettent de capturer l’animal, selon l’arrêté ministériel du 29/01/2007 qui fixe les dispositions relatives au piégeages des nuisibles, en application de l’article L. 427-8 du code de l’Environnement.
  2. Le déterrage (avec ou sans chien) est également autorisé tous les mois de l’année, à condition que votre département ait classé cette espèce comme nuisible.

Pourquoi dit-on que le renard est un prédateur ?

Contrairement à l’idée reçue, le renard ne se nourrit pas essentiellement de poules, mais plutôt de petits rongeurs qu’il chasse dans les hautes herbes ou dans la forêt. Il est, en cela, un prédateur naturel, et il contribue à l’équilibre naturel, mangeant ces petits rongeurs qui peuvent abîmer les cultures. Le renard ne connaît lui-même pas de réel prédateur naturel : les renards ne sont pas au menu des cerfs, des ours ou encore des loups (d’autant plus que les deux derniers cités sont rares en France).

Par contre, le renard peut être visé par les chasseurs – on a vu que, localement, le renard est parfois considéré comme un nuisible – et les petits du renard, les renardeaux, peuvent être la proie des chiens, des hiboux ou encore des lynx.

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