Contre les blattes, presque tous les réflexes sont mauvais. Écraser, pulvériser, nettoyer à grande eau : chacun de ces gestes disperse la colonie au lieu de la réduire. Un seul format traite le nid sans le voir, et c’est le gel appât.
Chaque solution, et ce qu’elle vaut
Trois approches, et un ordre à respecter : ce qui marche en second ne marche pas en premier.
- Gel professionnelL’appât est rapporté au nid et se transmet entre individus. Le seul format qui atteint ce qu’on ne voit pas.En première intention
- Fumigène anti-cafardPour un logement déjà envahi : il traite le volume d’un coup. À faire avant le gel, jamais après.Infestation installée
- Piège collantIl ne réduit pas la population mais il indique où elle circule, et confirme que le traitement agit.Pour surveiller
Pourquoi le spray aggrave la situation
Un insecticide pulvérisé tue les blattes qu’il atteint et laisse un dépôt répulsif. Les survivantes fuient la zone traitée et se réfugient plus loin, souvent dans une cloison, chez le voisin, ou dans une pièce jusque-là épargnée. Vous avez dispersé une colonie au lieu de la supprimer.
Pire, ce dépôt rend le gel inefficace au même endroit : une blatte n’ira pas manger un appât posé sur une surface qui la repousse. Si vous avez pulvérisé, il faut nettoyer la zone et attendre avant de poser du gel.
Où poser le gel, et en quelle quantité
Les blattes cherchent le chaud, l’humide et l’étroit. Les points qui comptent sont l’arrière et le dessous du réfrigérateur, le tour du lave-vaisselle, le dessous de l’évier, les charnières de meubles, le passage des gaines et le pourtour des plinthes de cuisine.
Des gouttes de la taille d’un grain de riz, nombreuses et dispersées, valent mieux qu’un gros dépôt qui sèche en surface. Comptez une vingtaine de points pour une cuisine, et laissez agir : la baisse s’observe en une à deux semaines, la disparition en trois à quatre.
Ce qui fait revenir les blattes
L’eau, avant la nourriture. Une blatte survit plusieurs semaines sans manger mais quelques jours seulement sans boire. Un joint de douche qui goutte, une soucoupe de plante, une éponge humide dans l’évier suffisent à entretenir une population.
Dans un immeuble, la question se pose autrement : les gaines techniques relient tous les logements, et traiter seul chez soi ne règle qu’une partie du problème. Colmater les passages de canalisations au silicone est alors le geste le plus rentable, avant même le traitement.
Ce qu’il faut avoir sous la main
Un gel en seringue pour atteindre les interstices, et des pièges collants pour savoir où elles circulent et vérifier que ça baisse.
Posez du gel aux points chauds et humides de la cuisine, et surtout ne pulvérisez rien à côté. Si vous êtes déjà envahi, commencez par un fumigène, aérez, nettoyez, puis posez le gel.



